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Visite Bongraine

Vues du site Bongraine à Aytré 17
Vue du site Bongraine en vue de la construction éco-quartier à Aytré (17)


Le samedi 5 juillet, j’allai à La Rochelle . C’était l’occasion de visiter le futur éco-quartier où les fermettes de la piscine de Créon avaient été livré.

Je demandais au guichet un aller simple pour Rochefort pour rejoindre ma mère. Arrivée à la gare, je m’assieds dans sa voiture pour La Rochelle. Elle me déposa au Boulevard Salengro comme prévu et continua sa route.

Le ciel était bleu. Je marchai le long d’une série de maisonnettes collées les unes aux autres. Je tournais à la première ouverture. À l’arrière de ces façades, j’étais arrivée. Le vent salé me venait au visage. Une butte avait comme avalé des barrières qui devaient avant, séparer deux « mondes » : la série de maisons et le futur projet d’habitation. Je surplombai un paysage. Un terrain vaste avait été en grande partie passé au bulldozer. Segmenté par des fossés et coloré par des revêtements à l’état brut (gravier, pierre, sable, ciment, bitume), un plateau s’organisait de manière géométrique. Des îlots de verdure étaient encore intacts et laissaient penser ce que devait être cet endroit dans le passé.

Comme c’était samedi, les engins étaient au repos. J’errais dans ce monde imaginaire que je n’arrivais pas bien à imaginer. Je tentais de rendre compte du panorama avec mon Lumix ou comme on dit avec mon appareil photo. Le soleil était à midi. C’était comme une grosse ampoule qui surexposait chaque prise. Je décidais d’aller de pleins pieds sur le site. Je prenais photo sur photo tout en avançant. Je marchais sur ce qui restait d’une activité humaine et machinique. De l’autre côté, j’aperçus un monument d’avant-guerre, un blockhaus limitrophe à une maison d’après-guerre mondiale.

J’étais arrivée à l’entrée officielle du chantier. Des tuiles étaient empilées dans des casiers en bois. Un bardage également en bois avait été posé sur des constructions provisoires appelées aussi « Algéco ». On pouvait entendre non loin les voitures. De fait, l’endroit où j’étais, commençait à m’ennuyer. Je trouvai un autre passage sauvage pour en sortir. À l’instant où je devenais perplexe quant à ce « voyage », j’aperçus un panneau qui m’expliquait tout ;


Avais-je été sur un nouveau territoire ? Peut-être avais-je juste glissé dans un autre temps, celui d’avant. Avais-je quitté à l’instant un vrai futur pour progresser vers un faux futur ? Oui, certainement, la réalité était derrière moi maintenant. Et à ce stade de mon odyssée, le moment était de rejoindre ma mère…


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